#CHAUFFAGE : Poêle à granule et domotique, comment faire le bon choix?

Bonjour à tous!

L’hiver est bientôt à notre porte, et ça tombe bien, puisque aujourd’hui je vous ai concocté un petit article sur « comment faire le bon choix d’achat de poêle à granule domotisable ».

Il y a cinq ans je me suis moi même équipé d’un poêle à pellet de chez Nordica-Extraflame, modèle Viviana plus (voir photo ci dessous) et après coup, je regrette un peu mon choix, car d’autre marques proposent des modèles plus intégrable dans notre système domotique.

Alors il existe quand même une solution pour mon cas, puisque depuis peu, la marque vend un nouveau module « wifi », permettant de commander le poële à distance depuis une application. J’ai sauté de joie quand j’ai vu cela, mais le prix m’a vite fait redescendre, puisque ce petit boitier est vendu dans les 200€. Bon là c’est mon côté auvergnat qui ressort, mais je trouve que ça fait un peut mal !!. Au final, je vais me contenter de la solution de pilotage via le contact sec, mais ça je vous explique plus bas ce que c’est.

Donc pour éviter que vous vous retrouviez dans la même situation que moi, je vous ai écrit quelques lignes pour vous aider à faire un choix, si vous souhaitez prochainement investir dans ce type d’appareil.

1. Un poêle « domotisable » pour quoi faire ?

Contrairement au poêle à bois, celui à pellet (ou granule), possède l’énorme avantage de pouvoir être programmable. En effet, on peut l’allumer et l’éteindre d’un simple appui sur un bouton et surtout, on peut le programmer ! La grande majorité des modèles possèdent une fonction de programmation horaire intégrée, mais expérience faite, c’est vraiment peu modulable. C’est à dire que, lorsque l’on est habitué à la flexibilité de programmation de nos box domotique, difficile de repasser sur quelque chose de plus basique.

Alors certes, votre box ne mettra pas les granules à votre place, mais intégrer votre poêle dans votre installation domotique vous permettra de profiter pleinement des capacités de programmation de cette dernière. Pour éviter de tomber en panne de combustible, il suffit juste de respecter une certaine routine, comme « tous les matins avant de partir au boulot je vérifie le niveau, et j’en ajoute si besoin » alors vous n’aurez aucun problème de panne (rassurez vous,  ça aussi c’est domotisable).

2. Comment domotiser son poêle?

Bon maintenant que l’on passe à la pratique, il faut que je vous dise que pour ce sujet, on trouve deux écoles :

  • ceux qui veulent du prêt à utiliser.
  • ceux qui bidouillent

Attention, quand je dis prêt à utiliser, j’entends par là, sans modification matériel de votre poêle à pellet. Cependant, il peut y avoir du code à utiliser.

2.1 Intégrer son poêle avec du prêt à utiliser.

A / Via le Wifi :

Pour avoir du prêt à l’emploi, il suffit de sélectionner la bonne marque de produit. Quelques recherches sur internet vous permettrons de voir que les marques Edilkamin, La Nordica Extraflamme, MCZ, Invicta, Palazetti..  et j’en passe, proposent de connecter leur produit via un module wifi, qui, comme dans mon cas, est bien souvent vendu comme une option assez onéreuse (Dans mon entourage, certains sont tombés sur des revendeurs sympa qui ont pu leur en faire cadeau, négociez!). Ce dernier, vous permettra via une application dédiée de pouvoir allumer ou éteindre à distance votre poêle, mais aussi de le programmer ou encore de choisir la puissance de chauffe.

Bon on avance, mais ou en est on de la connexion avec notre box domotique chéries ? et bien, mine de rien, cela n’en a pas l’air, mais ce module wifi, connecté à notre réseau wifi domestique, ouvre déjà une belle porte d’entrée. En effet, via des scripts hébergés sur un serveur NAS ou un Raspberry, il est possible de piloter son poêle. Ensuite il ne reste plus qu’à créer les commandes virtuelles dans la box eedomus, Jeedom … et c’est parti :

Quelques exemples réalisés par des génies :

Avec cette méthode, il n’existe effectivement pas de code universel, mais c’est à chacun de mettre les mains dans le camboui pour se faire sa propre intégration. L’avantage ici est que cela est applicable à toutes les marques qui propose un module Wifi, et surtout, il est possible de gérer les fonctions du poêle, comme la puissance de chauffe. Inconvénient, il faut avoir des talents de développeur pour l’adapter à sa situation ..

B/ Via la télécommande :

En faisant mes recherches, j’ai également trouvé une autre méthode plus simple pour intégrer votre futur poêle, puisqu’elle est sans grosse bidouille de code , enfin presque, et sans branchements pirates. Mais elle possède un gros inconvénient … une seule marque est compatible avec cette méthode .. et la gagnante est MCZ !! En effet, elle est la seule à proposer des poêles fonctionnant avec une télécommande de pilotage dôtée d’un capteur de température ambiante. C’est elle qui pilote entièrement le poêle, un peu comme les thermostats de chaudière électrique ou fioul (NDLR : Chez les autres marques, le capteur de température est intégré dans le poêle tout comme les modules de commande). 

La bonne nouvelle de l’histoire est que la télécommande des derniers modèles fonctionne sur la fréquence 433 Mhz, la même que celle du RFXcom ! C’est donc par ce moyen que nous allons pouvoir appairer notre poêle avec notre système domotique.

Le gros avantage de cette solution, est que vous pourrez commander entièrement votre poêle depuis votre système domotique, réglage des consignes, de la puissances… Pour se faire, il suffit juste de connecter votre RFXcom à votre box, puis de faire l’appairage avec votre poêle. Attention, il faut que votre module Rfxcom soit à jour. (Si vous avez déjà un poêle MCZ, il ne faut pas que ça soit un vieux modèle)

Vous retrouverez toute l’information nécessaire sur le forum de Touteladomotique 

C/ Via la sortie « Contact sec »

Dernière possibilité, votre poêle possède une sortie contact sec, comme les marques Edilkamin, Invicta, Piazetta, Rika ou  Extraflame, par exemple.

Sortie « contact sec » sur poêle Extraflame

Alors là c’est le plus simple, puisque ce contact permet l’allumage ou l’extinction du poêle, comme pour les radiateurs électriques, mais il ne permet pas de pouvoir commander la puissance de chauffe, comme les deux solutions précédentes. L’avantage ici est donc la rapidité et la simplicité de mise en oeuvre puisque vous n’aurez plus qu’a connecter cette sortie à un thermostat d’ambiance type Netatmo ou Nest, soit à un module relais, comme le Fibaro FG212.  Ensuite, vous n’aurez plus qu’à faire les programmes de chauffage via les applications de vos thermostats d’ambiance, ou bien, à inclure votre module relais dans votre box domotique pour ensuite faire vos réglages de chauffage.

Un exemple de cette solution : Intégration d’un poêle Rika via la sortie contact sec  ou encore : utilisation du thermostat Netamo avec un poêle à granule

Attention, pour ça soit compatible, il faut activer le mode « thermostat externe » dans le menu de votre poêle.

2.2 Intégrer son poêle en bidouillant

Bon alors là, j’ai trouvé un peu de tout, et je peux vous dire que certains sont prêt à tout pour intégrer leur fameux poêle à pellet dans leur système domotique. Cependant, ce paragraphe s’adresse plutôt aux personnes possédant déjà un poêle. En effet, si vous êtes dans le cadre d’une recherche, pour un futur achat, je pense que vous ne voudrez pas vous aventurer sur des montages exotiques.

A / Recréer le contact sec

Certaines marques de poêle n’intègre pas de sortie contact sec facilement accessible à leur produit, par exemple la marque Richard Le Droff. Bon rassurez vous, il y a tout de même un accès, en démontant la prise RS232 et en connectant votre thermostat ou votre relai sur cette prise.

Exemple de cette solution : Domotiser un poêle Richard le Droff

B/ En bidouillant la sonde de température

La dernière solution pour domotiser son poêle à pellet, est de le faire en « hackant » la sonde de température. Tous les modèles en sont équipés, car c’est elle qui permet de gérer le chauffage de votre appareil. Par exemple, en l’éteignant lorsque la consigne est atteinte et en l’allumant lorsque la température est en dessous d’au moins 2° de cette dernière. Sur certains modèles, la température est également utilisée pour déterminer la puissance de chauffage de l’appareil. L’idée ici est donc d’allumer son poêle en lui faisant croire que la température actuelle est plus basse qu’elle ne l’est vraiment, et inversement pour l’éteindre.

Exemple de cette solution : Domotiser un poêle à granule via la sonde de température

C/ En bidouillant la sonde de température + le contact sec

Dans le même style, nous retrouvons la solution d’Eric, qui recrée une sonde de température et qui la déporte afin d’avoir un ajustement plus précis du chauffage. En effet, les sondes de températures de ces appareils sont souvent mal placées, sur un coté de l’appareil, ou à l’arrière (sauf chez MCZ où c’est la télécommande qui fait office de sonde). Grace à cette bidouille, il a réussi à obtenir un meilleur confort de chauffage. Le pilotage du poêle se fait également par le contact sec, mais il le fait en utilisant des composants « low cost ».

Lien vers son tuto : piloter un poêle via le contact sec, en déportant la sonde de température 

3. BILAN

Récap :

Solution full intégrable, sans module wifi :

MCZ (prévoir un RFXCom si vous ne l’avez pas)

Solution full intégrable, avec module wifi :

Rika et Palazzetti (pour ces deux marques, il suffit de suivre le guide proposé plus haut, mais cela est extensible à toutes les marques si vous avez des connaissances)

Solution pilotage par contact sec : 

Edilkamin, Invicta, Piazetta, Rika ou  Extraflame (liste non exhaustive)

En conclusion :

Vous l’aurez compris, aujourd’hui, intégrer un poêle dans un système domotique est de plus en plus simple d’autant plus avec les derniers modèles. Après toutes les techniques que nous venons de voir je pense que vous l’aurez compris, ma préférence va pour les modèles de chez MCZ. L’intégration avec le RfXCom permet de piloter entièrement son poêle depuis notre box domotique et cela, sans rajouter de module sur le poêle (oui l’esthétique compte un peu aussi 🙂 ). Viens ensuite la solution avec le module Wifi, sous condition de pouvoir être certain de pouvoir faire la programmation. Pour terminer, si les deux premières ne vous vont pas, il vous reste la solution pilotage via le contact sec. Aujourd’hui la plupart des modèles sont équipés de cette sortie et cela permet de pouvoir de domotiser son poil à moindre frais et sans faire trop de bidouille. Le seul inconvénient est qu’ elle vous permettra moins de possibilités de réglages via votre système domotique.

Les autres solutions sont aussi intéressantes, mais j’attire votre attention sur le fait qu’elles nécessitent d’avoir de bonnes connaissances en programmation.

Maintenant à vous de faire votre choix !

Vincent

Dessinateur /projeteur dans le milieu industriel, issue d’une formation technique, mon parcours professionnel m’a fait naviguer dans plusieurs milieux, techniques. Ayant étudié l’automatisme durant mes études, puis délaissé le sujet plus tard, aujourd’hui je souhaitais m’y replonger en me mettant à la domotique. En effet l’automatisation de la maison me semble aujourd’hui incontournable, notamment pour la gestion d’énergie.

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11 réponses

  1. eric dit :

    Voici un lien avec un petit tuto afin d’utilisant le thermostat de votre box domotique pour piloter par wifi un relay connecté sur le contact sec du poêle.

    http://www.touteladomotique.com/forum/viewtopic.php?f=6&t=18720

    Et tout ça pour un prix dérisoire comparé à un module en Zwave.
    Plus d’un an que j’utilise cela et ça fonctionne très bien.

  2. Johann Meyer dit :

    Super article, en plein dans mes attentes du moment sauf que je suis sur un poêle hydro avec ballon tampon, et que je vais devoir agir sur les circulateurs du chauffage vers les radiateurs ET le circulateur du poêle vers le ballon.
    A noter que pour domotiser son poêle, cela dépend surtout de la carte de circuit imprimés fournie avec le poele.
    Ici en article parlant de la domotisation d’un poêle pellets avec une thermostat Netatmo 😉

  3. David dit :

    Il ne faut surtout pas prendre nest thermostat pour piloter un poêle à pellet.ce n’est pas compatible . Le poêle s’allume et s’éteint trop souvent….

    • eric dit :

      Pour éviter ce phénomène, il ne faut pas paramétrer sont poêle à 100% de puissance, surtout sur une maison récente. Pour ma part j’ai mis 70%. L’appovisionnement en pellet est plus lente, la flamme, plus petite et moins de redémarrage sur une journée

      • David dit :

        Ça ne change rien le delta de température est de 0,3° dès que le poêle s’arrête là température chute et il redémarre qq minutes après ..je suis obligé de régler sur une température inatteignable ,donc plus d’intérêt,ça devient juste un programmateur.

  4. Johann Meyer dit :

    C’est aussi ce qu’il disent avec l’utilisation du Netatmo, réduire la puissance

    • Vincent dit :

      L’avantage du Netatmo du coup est que l’on peut modifier l’hystérésis En modifiant ce paramètre on peut donc arriver à avoir moins d’allumage / extinction. Mais comme tu le dis, il faut également penser à réduire la puissance de l’appareil.

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